"La pratique de la musique, celle de Morton Feldman par excellence exalte le fait que nous ne possédons rien" John Cage
Feldman se pose avant tout comme un observateur du matériau sonore : "On pourrait même appeler cela un équilibre précaire entre le matériau et sa manipulation. Et je pense que c'est sur cette sorte d'oscillation qu'une œuvre est accomplie".
Cette concentration sur la matière sonore, d'où se déduit nécessairement toute création compositionnelle, l'amène à prendre ses distances vis-à-vis d'attitudes pseudo littéraires qui ne sont en définitives que des faux fuyants par rapport aux questions inhérentes à la pensée musicale proprement dite: " La musique en majorité est métaphore, mais pas la mienne. Peut-être une parabole. Celle de John Cage est un sermon"
L'écoute du son, en tant qu'organisme possédant son mode de dévellopement propre devient l'acte préalable à toute tentative ultérieure d'organisation: "Je pesne que nous devrions laisser les choses assumer leur propre forme, leur métaphore poétique, en fait"
le fait, la pratique, précede la théorie du son, le matériau existe avant la composition, et la création se plie aux matériaux. C'est empirique. L'agencement des formes, sa composition, ne se fait pas ex nihilo, mais se fait avec des matériaux formels, il y a hasard, intuition, culture et finalement création et sans doute, aussi, réflexion après l'empirisme, ajustement, retour..
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