jeudi 24 septembre 2009

orchestre

comme évoqué dans le titre de mon workshop,
je ferai pendant ce workshop un parallèle entre la musique et le travail plastique

la principale métaphore de travail que j'utiliserai est celle de l'orchestre symphonique
l'idée est la suivante:
chaque étudiant est un interprète, un musicien, qui choisi différents paradigmes pour composer sa partition

les paradigmes sont les suivants:
l'instrument
la rythmique
les moyens plastiques
les verbes

l'instrument:
l'orchestre symphonique se compose de différents instruments

Percussions, qui comprennent:
timbales,tambours
les cuivres:
trompette, trombone, tuba,cor, cor anglais, clarinette, clarinette
les bois:
basson, contre basson, hautbois, flûte, flûte piccolo
les cordes:
violons (1 et 2), altos, violoncelle
cordes pincées:
Harpe et piano

de plus, les étudiants peuvent proposer un autre instrument hétérogène à l'orchestre
mais ils doivent choisir absolument un instrument, qui sera un des axes de leur travail plastique, une piste de réflexion narrative


la rythmique:
vu le nombre d'heures de workshop, j'ai défini (comme " chef d'orchestre") un nombre d'"unité" à représenter plastiquement.
je leur propose donc le nombre 15, soit 5x3h. l'étudiant doit représenter graphiquement chaque unité selon son propre code, et définir comment il s'imagine construire sa rythmique (par exemple 1+2+3+2+3+1+1+2= 15).
bien que le workshop dure plus longtemps, chaque interruption du midi servira, dans l'heure qui suit, à mettre en place l'archivage, l'état des lieux du processus de création. J'entends par la la mise en perspective des travaux de tout les étudiants dans un mise en espace de l'atelier. Chaque étudiant aura une place définie, et chaque état des lieux signifiera l'évolution du work in progress, je prendrai des photos avec la webcam de mon ordinateur.


les moyens plastiques
ils sont laissés au libre choix de l'étudiant, mais implique une certaine simplicité, il ne s'agit pas d'avoir des moyens barnumesques pour un travail d'une semaine. Il faut réfléchir à "l'urgence des moyens", à leur praticabilité.

les verbes
comme expliqué precedemment:
Richard Serra, artiste sculpteur conceptuel américain (introduction brève du parcours et de l'œuvre) a proposé une liste de verbes-outils dont je vais me servir, en proposant aux participants d'étendre cette liste de plusieurs propositions personnelles de verbes. Ensuite, chacun se saisit de verbes de la liste, et l'articule avec ses propres propositions, pour suggérer un récit, quel qu'il soit, poétique ou graphique, dans le champ de la bande dessinée ou dans son propre champ de pratique (photographie, sculpture, vidéo, peu importe).
C'est ici que se crée le récit à proprement parler, avec comme indication et paramètre le temps ( défini par la rythmique), l'instrument (qui donne une voix, un "son", au récit), la forme (définie par les moyens plastiques choisis), et enfin le verbe (qui lie le récit au texte )
en ce qui concerne le verbe justement, et la direction du récit, le récit ira d'un verbe à l'autre (par exemple: du verbe "feutrer" au verbe "soumettre")

le tout sera un ensemble plastique chaque fois mis en perspective dans l'atelier et envisagé comme une "partition"

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Membres